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vendredi 2 avril 2010
Voici, en ce vendredi saint, les dernières photos de ma visite de Boston. Je laisse découvrir The Boston Library et The State House, deux édifices incontournables de la ville. The State House, située en plein centre de Beantown est le lieu d'exercice du pouvoir exécutif - un gouverneur - et législatif une assemblée d'élus locaux votant les lois internes à l'Etat du Massachusetts. Notons aux passage que tout citoyen du Massachusetts peut en son nom propre proposer une loi ; à l'échelle nationale, seul les membres du congrès, délégués ou sénateurs sont en mesure d'en proposer. En entrant dans le bâtiment, on apprécie une demeure de style, dessinée par un architecte qui n'avait que 24 ans à époque de la construction. De nombreux mémoriaux rappellent l'histoire de l'état et notamment son implication dans la guerre d'indépendance - j'en ai déjà un peu parlé - et la guerre civile américaine. En particulier, en sa qualité de ville historique, fer de lance de l'indépendance, de cité industrielle et commerciale, Boston pris entre 1861 et 1865 la tête du conflit avec les Etats du sud, majoritairement agricoles et intéressés au maintien de l'esclavage.
Dans le bureau du gouverneur, on peut, parraît-il, apercevoir un livre qui fait figure de manuel pour une bonne gouvernance de l'Etat. Tous les gouverneurs en effet, à la fin de leur mandat ont pris pour habitude de laisser un message de soutien et de conseil à leur successeur, si bien qu'aujourd'hui, un carnet presque plein orne l'un des meubles du bureau du gouverneur, Deval Patrick, élu depuis 2007. En France, nous pourrions peut-être aussi avoir ce genre de tradition. Mais le gouvernant français, moins précis dans ses propos, plus cynique de nature, pourrait écrire des phrases du style : "Tu n"y arriveras pas, j'ai bien essayé" - à l'occasion d'une alternance - ou encore "Les français sont des veaux, bon courage et amitié" - dans un ton plus cordial -. En fait, ce type de coutume peut être plus adapté au nouveau continent.
Ailleurs, dans l'hémicycle du bâtiment, on aperçoit un poisson sculpté en bois, flottant au dessus des têtes des représentants. Ce poisson signifie l'importante ressource que représente l'industrie de la pêche dans la région ; de manière très pratique, il est là pour inspirer les députés dans leurs délibérations, leur rappelant ce qu'il convient de favoriser pour entretenir la bonne santé économique du Massachusetts aussi bien que leur électorat. Une année, des étudiants de Harvard avaient volé le Holy Fish - son vrai nom -. Pendant deux jours, le poisson sacré avait disparu laissant les élus dans le désarroi le plus totale. Pendant 48h aucune décision, aucun projet de loi ne fut voté de peur qu'en l'absence du faux animal une mauvaise décision ne soit prise. On retrouva le poisson et les potaches de Harvard furent officiellement renvoyés à la demande du conseil - réintégrés secrètement deux jours plus tard tout de même -.
La bibliothèque de Boston, mérite aussi le détour. Pour être tout à fait franc, je crois que c'est le lieux le plus finement décoré, le plus agréable - oui c'est calme - que j'ai pu jusqu'ici visiter aux Etats-Unis.
mercredi 31 mars 2010
The Old Ironside
Comme promis, voici une nouvelle série de photos de l'une des autres attractions de Boston, l'USS Constitution, connu sous le nom de "Old Ironside" et qui fut le fleuron de la flotte américaine lors de la guerre de 1812 ; une seconde guerre qui opposa les Etats-Unis à l'empire britannique, en vue de la libération du petit frère canadien, bon partenaire commercial. C'est ainsi que ce conflit est encore appelé La Seconde guerre d'Indépendance.
A cette époque, l'armada américaines ne comptait que sept bateaux de l'envergure de l'USS Constitution, alors que les Anglais devaient en posséder plus du double ! Ainsi notre guide, une jeunes soldate nous avait demandé comment, avec si peu de bateaux, l'Amérique avait pu remporter la victoire. C'est alors que l'un des visiteurs s'était écrié : " You must put Américans on them, Madam !" et la guide de répondre sans broncher : " I love your answer sir, but that is not actually the one I expected ! " En fait plutôt que de mettre en valeur le courage ou la témérité de méritants pères officiers et soldats, la véritable réponse attirait en fait notre attention sur la supériorité technique des engins américains - bâtis avec des fonds encore privés ! -. Faits de bois quasiment imputrescibles, d'une double coque et enfin chacun de trois mats traversant toute leur structure, les vaisseaux américains manifestaient d'étonnantes capacités de navigation ; permettant des tactiques imparables et assurément destructrices !
Ne navigant plus qu'une ou deux fois par an, l'USS Constitution occupe encore une place importante dans le coeur de la nation américaine.
dimanche 28 mars 2010
Ces pays !
Après le lifting génial de ce blog, pour le plaisir de tous et de toutes, il est temps à présent d'évoquer la suite de mes vacances - il y a deux semaines déjà - et parler de la ville de Boston que j'ai pu aussi visité le temps de trois petits jours un peu pluvieux.
Certains penseront que je devrais plutôt parler de la réforme de santé publique du pays ; le problème, c'est que tout le monde ne sait pas encore vraiment ce que contient cette loi et tout le monde - mes frères séminaristes - semble n'être d'accord ni sur la nature de ce qui est "passé" ni sur le bénéfice que leur pays pourrait retirer d'une telle loi. Personnellement, je ne comprends rien des positions qui sont prises ici ou là. Certains de dire en homélie que le fait de se doter d'un système de santé publique n'est pas une option mais un commandement de l'Eglise, même si rien n'est encore sûr et d'autre, autour d'un verre de bourbon du Kentucky, de dire que l'avortement, tôt ou tard financé par les fonds publiques - ceci à cause de la précarité de l'ordre présidentiel donné il y a une semaine - pourrait être évité en aidant à mener toute grossesse à terme, en se dotant pour cela d'orphelinat et de structures sociales d'accueil et de soin - un genre de sécu à la sauce catho pour assurer à tout prix la défense et la mise en exécution pratique de la morale chrétienne, une éthique privatisée en somme -. Bon, J'avoue avoir déjà un peu pris parti ! Toujours un peu cette même rengaine entre Républicains et Démocrates ; et comme ici tout prend rapidement des accents politiques, il est facile de descellé le camp d'appartenance de chacun - ce qui n'est pas toujours le cas avec des séminariste français -.
Revenons à Boston. Je dois dire qu'arriver à Boston, après trois premiers jours en Californie fut un peu comme aller de la Silicone Valley à la Nouvelle-Angleterre, bref, ce n'est pas pareil ! Plus sérieusement, je suis passé d'un lieu où vous aurez beau vous habiller en Hippy et/ou fumer de l'herbe, on ne vous dira rien - vous aurez droit en fait à un sourire amical et parfois compatissant... -, à un autre lieu où l'on se fera, sans sourire ni "Good bye", un point d'honneur à vous indiquer votre chemin même si vous n'avez, au préalable, rien demandé. En bref, je crois, en 5 heures d'avions avoir traversé le pays mais aussi être pratiquement passer d'un pays à un autre : d'un ultra libéral dans lequel tout peut être dans tout à un éthique et puritain où chaque chose à bien sa place.
Découvrir Boston fut un régal. Une ville, au centre que l'on parcourt facilement à pieds, aux habitants polis et réservés mais toujours assez compréhensifs et instruits - parlant français même -, aux bâtiments à taille presque humaine, bref ressemblant un peu à cette Europe qui me manque parfois ; alors qu'à la fin d'une journée bien remplie, je découvre que la salade de pomme de terre dont je me suis servi abondamment est en fait sucrée et à dessein ! Présenter Boston en quelques lignes est une gageure. Boston, la fière et réservée peu se targuer d'être l'origine politique et industrielle de la nation US. C'est à Boston que le commerce en premier lieu se développa - son port, son statut de colonie britannique -, que l'intelligentsia nord américaine pris naissance - parmi les colons anglais et français baignés par le vent des Lumières - et que, par voie de conséquence, un sentiment anti-britanique pris naissance.. Une économie ultra-dynamique, un esprit de libre entreprise comme d'indépendance politique fondés dans une religiosité puritaine aussi bien que calviniste, telle fut le commencement de la colonie du Massachusetts à l'image en somme du début de la nation toute entière.
Je laisse à présent découvrir les photos prise sur le "Freedom Trail", un chemin de la liberté pour touriste et amoureux du patrimoine historique. En fait, je m'étais inscrit à un genre de visite organisée, la deuxième de ma vie, pour me retrouver seul parcourant les rue de Beantown en compagnie d'une guide - d'une cinquantaine d'année - qui m'a entre autre emmené dans le lieu le plus romantique de la ville, The Omni Parker, un hôtel grand luxe dans le restaurant duquel J.F. Kennedy - originaire de Boston - demanda Jackie en mariage. Je dois dire qu'une légère émotion semblait envelopper le filet de voie de ma guide au moment où elle m'a fait traversé cette établissement - sans doute par relent de romantisme. Ces Puritains ! -. D'autres photos sont à suivre ...
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