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Affichage des articles dont le libellé est année du prêtre. Afficher tous les articles
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vendredi 9 avril 2010
Chaque année, c'est un peu la même chanson, avec les beaux jours, arrivent les décisions des conseils des séminaires du monde entier au sujet des candidats au sacerdoce arrivés en cinquième et sixième année de formation. Des décisions émises après plusieurs années de discernement avec les intéressés, une évaluation générale, une sorte de premier point d'orgue du long parcours déjà effectué. A l'issue de ces délibérations annuelles, un bon nombre de ces candidats apprendra avec joie que ses déterminations, que sa foi et ses aptitudes auront été reconnu par l'Eglise et que celle-ci souhaite désormais faire de lui un diacre ou un prêtre prêt à la servir tout au long de sa vie ; à lui donner toute son intelligence, toutes sa force, tout son coeur et toute son âme au nom du Christ, le Seigneur ressuscité, vrai Dieu et vrai homme qui souhaite par cette Eglise qu'il s'est acquise amener tous les Hommes à l'Evangile, pour sauver ces derniers en leur procurant la vie éternelle. 
Lorsqu'on est soi-même candidat au sacerdoce, comment ne pas être sensible à ces décisions même lorsqu'on est pas encore directement concerné ? Evidemment, tout le monde dans la maison est interpelé car tôt ou tard, chacun arrivera à cette étape et même si certaines jeunes recrues trouvent déjà le temps long, à 13 mois d'une prise de décision de la part de la hiérarchique, le candidat se dit que, décidément, sa formation se fut déroulée rapidement. 13 mois ne sont pas grand chose, les camarades de l'année supérieure en témoignent assez régulièrement. 13 mois, sont juste le temps de mettre un peu d'ordre dans son âme, sa tête et son coeur, pour être finalement prêt à se donner plus encore ainsi qu'à écouter le verdict finale avec confiance, douceur et humilité. 
Demain, au sanctuaire mariale national de l'immaculée conception de Washington, un évêque ordonnera 6 séminaristes comme diacre en vue du sacerdoce. Des frères qui auront choisis de se donner corps et âme pour le service de l'Eglise, des compagnons de vie, décidés à vivre un célibat chaste et consacré pour être rendus encore plus semblable au Christ le vrai et bon Pasteur qui n'avait pas de pierre ou poser la tête. En écrivant cela, je songe à ce clip américain sur les vocations dans lequel un prêtre dit : "Etre prêtre, c'est difficile et cela concerne les vrais hommes. Tu dois être un vrai homme si tu veux devenir prêtre". Et j'ajouterai peut-être de mon côté, et dans les temps qui sont les nôtres, "Tu dois être un homme vrai si tu veux devenir prêtre, pas un moins que rien, qui ne sait en lui-même qui il est ni ou il va." Le prêtre doit pouvoir centrer toutes les dimensions de sa vie sur la personnes du Christ car c'est en cherchant à imiter humblement Jésus-Christ qu'il pourra lui devenir vraiment semblable et ainsi, dans l'effacement et le don de soi le plus total, attirer à Dieu avec un coeur droit et sincère, les hommes et les femmes, jeunes et moins jeunes qui l'entourent et qui l'aiment. 
mardi 2 mars 2010
Le Saint curé d'Ars

En plein carême et à la veille de partir en vacance au bord du Pacifique, je prends le temps de signaler ce film diffusé sur internet par la congrégation pour le clergé afin d'instruire au sujet des prêtres. Du prêtre plus exactement, par la figure de Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars, donnée comme exemple pour l'offrande qu'il faisait de sa personne durant la messe, comme de l'extraordinaire capacité de discernement des esprits dont il faisait preuve alors que, pendant des journées entières dans sa petite église d'Ars, il confessait. 
Deux choses m'interpellent dans ce film : d'abord le fait que dans son ministère, le prêtre est appelé a imiter la sainteté du Christ et que ceci à pour effet de communiquer Jésus-Christ aux hommes et aux femmes qui lui sont confiés ; ensuite que deux activités - parmi tant d'autres dans la vie d'un prêtre  - semblent bien constituer comme la colonne vertébrale de toute vie sacerdotale, la célébration des sacrements de la réconciliation et de l'eucharistie

Puissent les prêtres se laisser sans cesse interpeller, comme à l'invitation de ce film, afin que leur ministère prenne toujours comme unique source la fidélité au Christ souverain prêtre dont ils ont été  rendus capables à leur ordination. 

 







samedi 20 février 2010
 
Que va t-il encore arriver de nouveau pendant ce carême qui vient de commencer ?

Comment arriver à prendre le carême au sérieux puisque chaque année, c'est en somme la même chose ? Chaque année, il faut faire un petit effort, manger moins de choses sucrées ou grasses, faire attention aux autres en leur tenant la porte de la Chapelle, ou bien en leur accordant un peu plus de temps. Chaque année, arrivent ces jours où il devient un peu plus important que d'habitude de lutter pour être poli dans le métro ou le bus, ou de proposer de faire la vaisselle en paroisse ou à la maison, de manière plus spontanée. Et chaque année, l'on s'aperçoit qu'être poli dans les transports demeure une attitude qui n'est pas si naturelle que cela, puisque, à chaque fois, vous venez tout juste de vous réveiller, voire que cette attitude de subite déférence envers le concitoyen arrache aussi le cœur. Manger moins également n'est pas si facile car finalement, en matière de nourriture, tout est un peu relatif me direz-vous - cela dépend de l'activité et du gabarie -,  surtout quand on habite aux US.
Oui le carême peut énerver le Chrétien, le stresser en le rendant peut-être plus stressé que d'habitude alors qu'il s'agirait plutôt d'un temps de méditation, donc de calme. Ceux qui jeûnent savent de quoi je parle. Et il est claire que la carême n'est pas ce moment de l'année durant lequel il faut passer son temps à compter les sucres plongés dans le café du matin, mais qu'il est proposé davantage pour nous faire comprendre que renoncer à une habitude qui peut décidément virer à l'obsession doit permettre une recherche plus intense et vraie de Dieu, qui souhaite nous élever davantage à lui. Le carême doit nous permettre de comprendre que, par nous-même, nous pouvons toujours laisser de la place pour Dieu, que c'est même dans notre nature qu'il en soit ainsi, il est dans notre intérêt, celui de l'Église que de coopérer plus harmonieusement avec Lui.


Cette semaine, ce fut "mardi gras"- Oui, aux États-Unis, c'est la même expression - ; et l'un ou l'autre de mes camarades de me demander si, en France, on fête aussi "Mardi-gras", dans ces cas-là, il suffit de regarder le confrère deux secondes dans les yeux avec un regard de type impoli du métro pour qu'il se rende compte de ce qu'il vient de demander. Mais bref, toujours est-il qu'au Theological College, nous n'avons pas fêté officiellement "Mardi-gras", - et je me suis amusé à traduire l'expression par "Fat-Tuesday" auprès de mes camarades -, pas de déguisements ; pourtant je me suis rappelé le temps heureux du lycée où ce jour signifiait bien, choisir un déguisement original et suggestif, en fait, amusant. En classe de Première, ma tenu étonnante avait suscité un éclat fameux, je m'étais déguisé en prêtre. Oui en prêtre ! Le truc tendance, auquel on ne pense jamais assez le jour de "Fat-Tuesday", surtout quand on est inscrit dans un lycée public. En y repensant, je crois que mon aumônier de l'époque avait été bien charitable de me prêter sa chemise à col romain pour arpenter fièrement - un brin gêné tout de même - les allés de mon lycée. A la fin de cette journée mémorable, nous devions aussi avoir un cours d'histoire - nous en étions à "L'organisation industrielle de la vallée de la Ruhr" -. L'heure achevée, mon professeur d'histoire me félicite pour mon déguisement, d'une part, et me demande ensuite si cela ne présagerait pas, je cite, "une future vocation". Et moi de répondre, du tréfonds de mes 17 ans, euh ben non M'sieur, c'est juste comme ça ! 

Parfois, on dit "C'est juste comme ça" et cela vous amène loin, très loin ! De fait, ce souvenir de la semaine a eu le mérite d'attirer mon attention sur le fait que l'année que nous vivons n'est pas tout à fait comme les autres, puisqu'elle est consacrée au prêtre. Peut-être notre carême pourra t-il nous permettre de mobiliser quelques uns de nos efforts afin d'honorer cette figure  : prier pour les vocations, et aussi pour les prêtres, tous les prêtres, tous ceux qui ont choisi de donner leur vie au Christ ; ceux qui éprouvent une  difficulté certaine à être souriant en voiture ou dans le métro, ou simplement, à rester aimable avec le paroissien ou la paroissienne qui sonne à la porte du presbytère à 7h43 du matin pour demander s'il serait possible de mettre "une petite affiche" au fond de l'Église. 
Bon carême aux prêtres et aussi aux séminaristes du monde entier ! Et puissions-nous, avec l'ensemble des baptisés, sourire, être plus priants, plus vrais et simples dans ce que nous entreprenons, par la grâce du Dieu vivant.
dimanche 20 septembre 2009
Voici que nous sommes à présent au plein coeur de l'année du prêtre, depuis que sa sainteté le Pape Benoît XVI a déclaré en juin dernier cette année consacrée aux prêtres, à l'occasion du 150 anniversaire de l'entrée dans la Vie du curée d'Ars, Sain Jean-Marie Vianney que le Pape également a nommé à cette occasion patron de tous les prêtres . Cette année, une bénédiction pour l'ensemble de la pastorale des vocation sera, je pense source d'enseignement et de joie pour tous les séminaristes et les prêtres que l'Eglise porte.
Le service national de la pastorale des vocations américain a choisi une icône représentant le Christ en vêture sacerdotale entouré de Saint Jean-Marie Vianney et de Melkizedek, figure sacerdotale de l'Ancien Testament. La chasuble, en son centre montre un pélican, cet oiseau qui donne jusqu'à ses entrailles en nourriture à sa couvée. L'artiste dit avoir écrit cette icône il y a sept ans à l'intention des séminaristes et des prêtres pour qu'ils puissent voir le Christ en eux et qu'eux-mêmes puissent se voir dans le Christ.
Cette année nous invite à prier, à encourager et à connaître davantage le Christ dans sa relation sacerdotale aux hommes et femmes de notre temps. C'est pour les prêtres et les séminaristes l'occasion de se trouver affirmés dans leur volonté de s'engager ou de poursuivre leur engagement à la suite de Jésus-Chrsit le souverain prêtre, le bon pasteur mais c'est encore, pour tous les baptisés une occasion de structurer et d'élargir leur relation aux différents prêtres qui les entourent.
Par le don de leur vie, les prêtres témoignent de leur foi au Christ et par là même, de l'amour inépuisable de Dieu pour son peuple et pour le monde.

Une vidéo faite à l'occasion des ordinations de juin dernier dans le diocèse de New-York, elle promeut le don que le prêtre représente pour son Eglise.
(vidéo issue du site Year of Priest)

Voici la prière qui accompagne l'icône, une prière pour tous les prêtres qui sont ici invités à devenir encore et toujours des époux fidèles et chastes de l'Eglise :

A Priest’s Prayer


Loving Father, I praise you, I love you, I adore you.


Send your Holy Spirit to enlighten my mind to the truth of your Son, Jesus, Priest and Victim.


Through the same Spirit guide my heart to his Sacred Heart, to renew in me a priestly passion that I, too, might lay down my life upon the altar.


May your Spirit wash away my impurities and free me from all my transgressions in the Cup of Salvation,


Let only your will be done in me.


May the Blessed Mother of your dearly beloved Son, wrap her mantle around me and protect me from all evil.


May she guide me to do whatever He tells me. May she teach me to have the heart of St. Joseph, her spouse,


to protect and care for my bride. And may her pierced heart inspire me


to embrace as my own your children


who suffer at the foot of the cross. I humbly cry to her:


please be my consoling mother, and help me to be a better son.


Lord, make me a holy priest, inflamed with the fire of your love, seeking nothing but your greater glory and the salvation of souls.


I humbly bless and thank you, my Father, through the Spirit, in Christ Jesus,


your Son and my brother.


Amen.


O Mary, Queen of priests, pray for us. Saint John Vianney, pray for us.

Qui suis-je ?

Ma photo
Issy-les-Moulineaux, Ile-de-France, France
Séminariste en 5ème année de formation pour le diocèse de Nanterre (Hauts-de-Seine, France), en insertion paroissiale à Châtillon.

La Parole de Dieu

De la lettre de Saint Paul Apôtre
aux Romains - 8, 28-30 -

Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux qu'il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l'image de son Fils, pour faire de ce Fils l'aîné d'une multitude de frères. Ceux qu'il destinait à cette ressemblance, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu'il a justifiés, il leur a donné sa gloire.

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